Petit retour en arrière... En 1988, Richard Williamson, prêtre de 48 ans, traditionaliste connu pour son négationnisme, est ordonné Evêque par Monseigneur Marcel Lefebvre, sans aucun accord du siège apostolique.
Selon la loi du Vatican, un Evêque n'a pas le droit d'ordonner un prêtre Evêque sans mandat pontifical. Il risque l'excommunication, tout comme celui qu'il ordonne.
Lefebvre, Williamson et trois autres prêtres nommé de la même manière que ce dernier sont excommuniés par Jean-Paul II.
2009 : Benoît XVI revient sur l'excommunication prononcée par son prédécesseur et les prêtres sont réintégrés dans leurs fonctions.
Problème : Il ne prend pas en compte les propos scandaleux tenus par Richard Williamson qui affirme depuis près de vingt ans que les Juifs étaient les « ennemis du Christ » et que la Shoah était une forgerie fabriquée par les sionistes en vue de la création de l'État d'Israël.
Pour traduire en mots simples, il affirme que les juifs ont inventé de toute pièce les sévices perpétrés par les nazis envers leur peuple pendant la seconde guerre mondiale.
Ce sont ces propos qui provoquent l'indignation de représentants de l'Eglise, d'hommes et de femmes politiques et des peuples. On ne peut tolérer que de tels propos soient tenus, encore moins par un membre de l'Eglise Catholique. Plus troublant encore, le Vatican ne fait que demander de nouvelles rétractations depuis le début de l'année et le retour de Williamson dans les ordres, sans pour autant prendre de sanction à son égard.
De par sa nationalité d'origine, Benoît XVI, alias le Cardinal Ratzinger avant son ordination, devrait être plus touché par les propos tenus par Williamson. Le négationnisme est considéré comme un délit dans plusieurs pays européens.
Je pense que Williamson doit être puni pour ses propos. Qu'attend donc Benoît XVI pour agir ?